M. Ravel : Pavane pour une infante défunte, Alborada del gracioso
É. Lalo : Symphonie espagnole pour violon
M. de Falla : Le Tricorne - Suites d’orchestre n° 1 et 2
Charmeuse, sauvage, enfiévrée : une musique 100 % espagnole
sensuel et crépitant, « Alborada del gracioso » de Ravel fait partie des plus belles pages
qui témoignent du goût français pour l’Espagne. Une Espagne imaginaire, pour un Ravel qui
n’est jamais allé goûter sur place les parfums de Cordoue, Séville ou Grenade…
Lalo avait lui aussi exploité la veine hispanique avec sa « Symphonie espagnole ».
D’une redoutable virtuosité, elle est ponctuée de rythmes de habanera, comme pour
envoûter le public à la manière de la gitane Carmen. Face à l’Espagne imaginaire,
l’Andalousie réelle, celle de De Falla.
David Grimal est un soliste renommé. Son enregistrement des concertos de Brahms et
Korngold vient de sortir avec l’Orchestre de Paris. Il joue avec un Stradivarius de 1710,
« Ex Roederer », prêté par F. Ipiranga, M. Guaranesia/MG, Brésil.