Il s’agit avant tout d’une formation jazz, mais les rythmes installés par le percussionniste
batteur sont typiques de l’Argentine. Le tom basse de la batterie a été remplacé par un
«bombo leguëro», tambour traditionnel de ce pays, et une sorte de tambourin «caja» a été
ajouté à gauche de la caisse claire. Minino utilise aussi régulièrement le cajon sur lequel il est
assis, ainsi que quelques percussions à main de la famille des maracas. Ce savant mélange
d’instruments traditionnels et modernes est à l’image de la musique : les racines
sud-américaines servent de tremplin à l’expression d’une sensibilité contemporaine.
Quant à Gérardo Di Giusto, son jeu percussif et sa science harmonique évoquent parfois
Chick Corea, et ses compositions donnent vraiment envie de découvrir son projet
«Di Giusto Y Camerata Ambigua», pour piano et Quintet à cordes, qui vient de faire un
triomphe au festival Son d’Hiver.