Marcel Azzola
Les lundis du Jazz
Cabaret Jazz Club
accès
lundi 21 novembre 2011 - 21h00
Tarifs : 15 € | Passion : 12 €
| karavane | |
Il aime ce public des bals qui le ramène à ses propres origines sociales ainsi qu'à celles de son instrument. Encore aujourd'hui il offre avec générosité la virtuosité qu'on attend de lui sur les grandes valses musettes.Mais jamais il n'a cessé de repousser la démagogie à laquelle on contraint généralement les vedettes de l'accordéon. Il se veut ambassadeur de l'accordéon de qualité et on l'a vu déployer des trésors de diplomatie pour faire écouter à son public populaire des pièces aussi austères qu'hardies. Dès les années 60, il a enregistré le répertoire de concert que ses confrères n'osaient faire
figurer sur leurs disques. S'il fait aujourd'hui autorité dans le milieu, ce n'est pas seulement par le sérieux de sa démarche, mais aussi par son humilité, son attention aux jeunes générations, son ouverture d'esprit et sa curiosité toujours en éveil. On l'a vu ainsi nommé
conseiller pédagogique national , courir les jurys , encourager les compositeurs, se féliciter du renouveau de l'accordéon diatonique et de l'accordéon jazz, parrainer les carrières de Marc Perrone et Richard Galliano, prendre lui-même des risques auprès des jazzmen, des personnalités aussi différentes que Stéphane Grappelli, Christian Escoudé et le tandem Caratini/Fosset.
C'est dans les années 80, la décennie de tous les renouveaux pour l'accordéon, qu'il s'est associé en duo avec Lina Bossatti, brillante élève des classes de piano et violon au conservatoire , fille de la chanteuse lyrique de l'Opéra de Paris, Lina Bossatti, à laquelle elle emprunte son nom de scène. Marcel Azzola et Lina Bossatti ont voulu leur répertoire large et
grand ouvert sur le siècle, du classicisme de la Rhapsody in blue aux excentricités de la Piécette que Martial Solal composa pour le duo, des accents valsés de Danseuse Etoile de Louis Péguri aux paysages finlandais de Heikki Valpola, des climats jazzy de Cass-thèmes (Pascal Groffé/Marcel Azzola) et Endeka (manifeste du Onztet de Patrice Caratini) aux allures de prélude de Jeunesse (Jean Wiener/Marcel Azzola).

